La végétation littorale qui était encore très présente au début du XXe siècle sur le lac de Gérardmer a fortement régressé suite à des modifications morphologiques profondes (remblais et enrochements modifiant le profil de berge). De plus, la houle, le batillage et le marnage artificiel du lac empêchent tout développement durable de végétation notamment sur les berges naturelles qui s’érodent et régressent au fil du temps.

En conséquence, l’absence de végétation impacte aussi la dynamique de la population piscicole du lac. En effet, les végétaux constituent un support de ponte pour les espèces phytophiles telles le brochet ainsi qu’une zone de nourriture pour d’autres poissons comme la truite de lac.

La restauration partielle de profil de berge naturel est ainsi une action prioritaire à mener pour la restauration plus globale du bon état écologique du lac.

Une telle opération porte plusieurs intérêts que sont :

– la restauration d’habitats littoraux historiquement détériorés afin de permettre le retour de la végétation littorale naturelle du lac et de la biodiversité qui leur est associée ;

– la protection des berges de l’érosion en constituant un rempart végétal contre la houle et le batillage ;

– l’amélioration du cadre paysager ;

– l‘amélioration de la qualité de l’eau et le bon fonctionnement de l’écosystème lacustre par la restauration d’une végétation naturelle des berges et des littoraux du lac (phyto-épuration par la végétation, habitat d’alimentation, de reproduction ou de cache pour les poissons, les invertébrés aquatiques, les amphibiens, les oiseaux,…).